Vendredi 3 novembre 2006

Les encres sont aussi un procédé anti-contrefaçon à part entière. Il y a d’ailleurs plusieurs types d’encres qui ont chacune leurs spécificités. Le fait de combiner plusieurs de ces encres rend la contrefaçon plus difficile.

 Les différents types d’encres utilisés sont : Les encres fluorescentes, les encres infrarouges, les encres magnétisables et les encres OVI (Optical Variable Ink).

Les encres fluorescentes : La firme japonaise Dai Nippon Toryo (DNT) a développé de nouvelles encres pour l'impression jet d'encre. Parmi celles-ci, une gamme d'encres fluorescentes, invisibles à la lumière naturelle mais qui se révèlent sous UV en une couleur qui dépend du type de matériau fluorescent utilisé. Ces encres sont déjà utilisées par la poste japonaise pour retranscrire les codes postaux en codes barres en vue de faciliter le tri du courrier, mais elles vont être commercialisées pour lutter contre la falsification de documents.

 Les encres magnétisables : Il s’agit d’encres contenant des particules métalliques couramment utilisées dans l’imprimerie. De nombreux billets de banques possèdent ce type de protection.

Les encres OVI : Ce sont des encres optiquement variable. Elles changent de couleur selon l’inclinaison du support (bleu/vert pour les billets français, vert/noir pour les nouveaux billets américains). Elles ont récemment été mise sur le marché par SICPA. Leur coût est plutôt élevé. Mais la parade des faussaires consiste à les imiter avec des encres émaillées.

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : la technologie une arme contre la contrefaçon
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Vendredi 3 novembre 2006

Extrait d'un interview de Benoît Battistelli, directeur général de l'Inpi (L'Inpi assure le secrétariat général du comité national anti-contrefaçon qui est un organisme qui rassemble toutes les administrations concernées : douanes, police, gendarmerie, justice, répression des fraudes... )

 "Vous risquez la saisie de la marchandise et sa destruction immédiate. Plus une amende douanière qui peut être du double du prix du produit authentique. Si vous êtes récidiviste, il peut y avoir des sanctions pénales qui peuvent aller jusqu'à 10 fois le prix du produit authentique. Et si vous êtes convaincus d'être un contrefacteur "professionnel", l'amende a été récemment portée jusqu'à 300 000 euros et 3 ans de prison. Enfin, je cite pour mémoire les contrefacteurs "en bande organisée" (ce qui est souvent le cas), là les sanctions vont jusqu`à 500 000 euros et 5 ans de prison. Soyez donc vigilants !"

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : 1) Contrefaçon : états des lieux
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Jeudi 2 novembre 2006

Gardienne de l’ordre public économique, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a vocation à lutter contre la contrefaçon qui correspond à la fois à une concurrence déloyale faite aux entreprises et à une tromperie du consommateur (2).

La DGCCRF dispose de services répartis sur l’ensemble du territoire qui lui permettent de mener des investigations en matière de contrefaçon de marque dans tous les lieux de commercialisation et de fabrication des produits et chez les importateurs.

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : les organisations intergouvernementales
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Mercredi 1 novembre 2006

Devant ce fléau, seule la technologie est en mesure de fournir des outils permettant de résoudre le double problème de la reconnaissance des produits originaux et celui de la détection des contrefaçons.

Les codes à barres :

Les codes à barres (bar code) ont été les précurseurs des moyens de traçabilité. Ils utilisent divers protocoles de codification ou de symbolisme, qui diffèrent en fonction des contraintes d'utilisation ou de normalisation. Ce sont les premiers codes à avoir été imprimés sur des emballages ou sur des étiquettes de produits. En effet, ces codes contiennent des informations sur le produit (lieu de fabrication, date…).

Un code à barres non répertorié dans la base de données du revendeur est la preuve qu’on a à faire à une contrefaçon. Les codes à barres sont composés d’une succession de barres et d’espaces qui, de façon structurée, représentent une chaîne de caractères qui peuvent être alphanumériques ou des codes de contrôle.

2 types de codes à barres : les codes à barres linéaires et les codes à barres bidimensionnels.

 Les codes à barres linéaires  Code à barres EAN (EFPG):

 Les premier et dernier caractères sont toujours les mêmes. Ils servent à signaler au lecteur le début et la fin du code. Grâce à eux, le code à barres peut être lu de gauche à droite ou de droite à gauche. L’agencement des barres et des espaces contenu entre les caractères de début et de fin compose l’information encodée. La lecture se fait dans son entier ou ne se fait pas, on ne peut pas avoir d’information erronée due à une lecture partielle. Au dessous du code se trouve une représentation lisible de l’information. Elle permet à l’opérateur d’enregistrer cette information au clavier en cas d’endommagement du code à barres.

Les codes à barres bidimentionnels:

La quantité d’informations que peut contenir un code à barres linéaire est limitée à 15 bytes.
Les codes à barres 2D (pour 2 dimensions) peuvent, eux, contenir jusqu’à 3000 bytes d’informations réparties sur une surface plus petite que les codes à barres linéaires et peuvent être lus dans tous les sens (notion de 2D).
On compte parmi les codes à barres 2D les plus utilisés : Le PDF 417 ainsi que le DATAMATRIX.
Un desgrands avantages du code 2D est que l’information relative au produit peut être entièrement intégrée dans la codification.
Le code est indépendant de toute autre source d’information. Cela a pour effet d’améliorer la traçabilité puisqu’on peut ajouter la date de fabrication, le numéro de lot ainsi que diverses informations.De plus, l’information contenue est fiable car il est impossible de récupérer l’information en cas d’endom magement du code.
Ce code est utilisé dans l'industrie électronique pour marquer les circuits imprimés et les circuits intégrés.

 

 

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : la technologie une arme contre la contrefaçon
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Mardi 31 octobre 2006

Ce qui est "contrefait", ce qui est "contrefaisant"
La confusion est fréquente...
-> Les marques et les produits qui font l'objet d'une contrefaçon sont dits contrefaits.
-> Les marques et les produits qui imitent indûment -et plus ou moins grossièrement- ces originaux sont dits contrefaisants.

> La contrefaçon est une violation d'un droit de propriété intellectuelle.
Dans le cas des biens manufacturés, la contrefaçon est une tromperie : le but du contrefacteur est de créer une confusion entre le produit original et le produit contrefaisant ; il cherche ainsi à s'approprier la notoriété d'autrui et à profiter indûment des investissements réalisés par les véritables titulaires des droits de propriété intellectuelle.

>
La contrefaçon est une activité criminelle.
Non seulement elle finance le grand banditisme et les réseaux mafieux (trafiquants d'armes, de drogue...), mais des liens entre certains contrefacteurs et des groupes terroristes ont pu être mis en évidence.

> La contrefaçon est un fléau mondial.
Beaucoup de produits contrefaisants sont fabriqués en Asie du Sud-Est (Chine, Thaïlande, Singapour, Corée du Sud...), autour du bassin méditerranéen (Maroc, Tunisie, Turquie...), en Russie, et aussi au sein même de l'Union européenne (Espagne, Pologne, Italie...).

Les produits contrefaisants sont distribués via des réseaux de distribution implantés dans tous les pays, mais également par le biais d'internet : on trouve ces produits sur des sites de ventes aux enchères et dans des forums de discussion, certains sites allant jusqu'à proposer ouvertement des contrefaçons...

> La contrefaçon touche tous les domaines de la consommation.
Si l'on se réfère aux saisies effectuées par les douanes, une partie significative des cas de contrefaçon constatés portent sur l'habillement, les accessoires de mode et surtout les vêtements et chaussures de sport.

Mais les copies illicites de logiciels de jeux, d'oeuvres musicales et de films prolifèrent également, tout comme les équipements contrefaisants de téléphonie mobile (coques, batteries, etc.).

On trouve aussi des fausses pièces de rechange automobiles (filtres, optiques, pièces de moteur...).

Enfin, l'espace domestique n'est pas épargné avec des contrefaçons, parfois très dangereuses, d'équipements électroménagers (robots ménagers, radios...), de boissons et produits alimentaires, de tissus, de jouets, de cosmétiques, de stylos, de rasoirs, etc.

La contrefaçon représente...
...5 à 9 %
du commerce mondial*
...12 % du marché mondial du jouet*
...10 % du marché mondial de la parfumerie et des cosmétiques*
...5 à 10 % du marché européen des pièces de rechange automobiles*
...un chiffre d'affaires annuel estimé à 500 milliards d'euros ; à titre de comparaison, celui de la traite d'êtres humains (prostitution/esclavage) est évalué à 7 milliards**.

* source: étude
Unifab, 2003
** source : Rapport d'information sur la sécurité intérieure n° 459 de l'Assemblée nationale (05.12.02).

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Présentation
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