Dimanche 24 décembre 2006

Comme nous vous l'avions annoncé, le 19 décembre 2006 a eu lieu la conférence/débat "Contrefaçon, prévenir et agir". Cette conférence se déroulait à la cité des échanges à Marcq-en-Barœul. Pour ceux n'ayant pas pu y assister, nous y étions présents. Vous trouverez ci-dessous le déroulement de la soirée :

Tout d'abord, les 30 premières minutes était dédié à récompenser les meilleurs sociétés pour leur côté innovation."Trophées INPI de l'innovation 2006". Nous les citerons brièvement car cela ne fait pas parties du thème central de notre blog :

 GP GALLOO Plastics S.A. : Recyclage des matières plastiques en poly plastiques

 GEKATEX : “ Technical textiles and Surface treatment systems”

 GEN’ETIQ : L’étiquette industrielle à la demande

 GenoScreen : secteur santé public/ lutte contre le vieillissement.

Après ces trente minutes récompensant ces sociétés, nous sommes entrés dans le vif du sujet. Nous avons eu droit à une intervention de Cyril Bouyeure (coordonnateur ministériel à l'Intelligence Economique auprès du MINEFI) dont voici nos notes concernant ces propos :

 La contrefaçon est une criminalité à visage découvert : partie émergée (filières, réseaux, organisation) et immergée (dans la rue, foires ...)

 Selon une enquête d'opinion 1/2 français ont déjà acheté de la contrefaçon.

Beaucoup n'ont pas connaissance des dangers judiciaires. En effet, on encourt des sanctions pénales (peine de prison), sanctions civiles (dommages et intérêts), sanctions douanières (confiscation de la marchandise) On peut parler de criminalité mondiale car la contrefaçon représente 1/10ème du CA mondial.

Une perte de 30000 emplois dans le monde et une perte de 6 milliards de CA pour les entreprises victimes.

De plus, elle touche tous les secteurs (cartouche d'encre, bijoux, alimentaire...) Cyril Bouyeure précise également le développement du cyber contrefaçon ou l'on vend sur le net tous types d'articles contrefaits. Prenons exemple d’E-bay.

Ce qui entraine un danger pour le consommateur qui achète du faux sur le net en pensant être du vrai.

Il souligne que l'une des autres victimes sont les sociétés. Sa mission principale en tant que coordonnateur est de sensibiliser le public et les professionnelles, d'aider les sociétés dans leur démarches pour mieux se protéger.

Il précise donc des mesures de précautions aux entreprises pour se protéger au mieux dont voici les principales :

 - sur les salons, ne pas exposer le dernier modèle avec toutes ses spécificités

 - ne pas hésiter à engager des poursuites

 - être en alerte sur ce que font les concurrents. En effet, une société peut faire un modèle sans se rendre compte qu'il existe déjà. Il encourage donc les sociétés à faire de la veille technologique et donc aller sur les bases de données des brevets sur l'INPI afin de voir si le modèle existe déjà.

Après cette intervention, nous avons visionné une cassette vidéo contenant différentes publicités afin de sensibiliser le public (pub sur les dangers des pièces détachées d'auto : crash d'une voiture avec pièces contrefaites), pub sur la perte des emplois causé par la contrefaçon, les dangers du téléchargement sur les auteurs et artistes, les dangers des aliments contrefaits.

Enfin débute la table ronde intitulée "Quels acteurs, pour quelles actions ?"

Voici les protagonistes de cette table ronde ainsi que leur conversation :

l Cécile HUGO (Déléguée Régionale de l'INPI) : propose des conseils sur comment réagir si notre produit est copié (bien couvrir son brevet, évaluer le préjudice en cas de copie par un tiers et faire appel à des spécialistes accompagnant les entreprises.

l         Yves COUZINET Directeur départemental de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence , de la Consommation et de la Répression des Fraudes)

DGCCRF : cette direction est spécialisée dans les produits alimentaire et sécurité/santé

publique. Il précise que sa brigade a le pouvoir de saisi si le produit n'est pas adapté à la

sécurité du consommateur (exemple : sa brigade a déjà saisie des produits alimentaires

cancérigiène, collabore avec la douane. En 2005, il précise que sa birgade à saisie 34 affaires

de contrefaçon.

l         Chef d’escadron Sylvain NOYAU Référent contrefaçon à la DGGN

La gendarmerie nationale (3500 brigades) sont amenés à désceller les lieux d'écoulement de la

contrefaçon. On le droit de faire des contrôles routiers, enquêtes

 Exemple : 06/12/2006, la brigade de Roubaix a arrêté 6 internautes qui achetés des Produits contrefaits en Belgique et les revendait sur un site d'achat en ligne.Il faisait plus de 1500 transactions par mois pour un montant de 250 000 euros.L’acheteur victime tombe sur un produit contrefait sans le savoir.

 

Autre exemple cité par Sylvain Noyau, en Charente, une personne fut arreté chez lui pour traffic de stupéfiant. Par la même occasion, la gendarmerie a découvert plus de 250 articles contrefaits.

Il faut savoir que toutes les gendarmeries sont en mesure de recevoir les plaintes d'entreprises ou personnes qui ont acheté des produits en pensant être des originaux

l         Commandant Michel FOURNIER BCRCIA

Il représente la brigade centrale et lutte contre la criminalité organisée. Il nous a expliqué les

procédure pénales et civiles à encourir en cas de contrefaçon. La procédure dépend du

contrefacteur. Si c'est le voisin du coin : procédure civile, si gros importateur étranger :

procédure pénale. Tout ceci dépend également des moyens financiers de la personne.

Les gens sont méconnaissants des voies de recours.

 

l         Maire-Luce DIXON Juriste Internationale à la CRCI (Commissions régionales de conciliation et d'indemnisation)

Efficacité de la protection à l'échelle mondiale? Faut-il allourdir nos protections au sein de

l'Europe. Par exemple : en Grande Bretagne , il y a un gros problème de structure et

d'éfficacité pour enrayer la contrefaçon. Contrairement, les contrefacteurs travaillent d’une

façon plutôt globale, et ça fonctionne très bien ! Donc il faut effectuer une protection plus

flexible et globale.

 l         Franck TOGNINI Directeur de l’association Vigilances :

La contrefaçon est un Effet culturel.

Exemple : Etude effectuée par une stagiaire qui a travaillé pendant 18 mois au sein d’une usine

« contrefacteur » en Chine. Sa mission était d'étudier les technologies utilisées.

L’importance du Salon : « exposer ou s'exposer?". Le salon est un danger !

Après cette table ronde, les principaux points pour lutter contre la contrefaçon sont de :

 - Renforcer la coopération internationale

- Se renseigner auprès Mission Economique

- D'accroitre les campagnes de pub sur les dangers de contrefaçon

- De créer un partenariat entre le public et privé

En éspèrant que notre résumé de la conférence vous aura apporté de plus amples informations !!!

N'oubliez pas également le forum du 22 mars 2007 sur la cyber criminalité qui aura lieu à la cité des Echanges à Marcq-en-Baroeul.

 

 

 

 

 

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Actualités
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Dimanche 17 décembre 2006

 

Une conférence-débat "Contrefaçon, prévenir et agir" aura lieu le 19 décembre 2006 à partir de 17h00 à la cité des échanges à Marcq-en-Baroeul (40 rue Eugène Jacquet).

Cette manifestation sera l'occasion pour vous d'en savoir plus sur le phénomène de la contrefaçon notamment grâce au témoignage de PME-PMI régionales et la participation d'experts.

 Vous trouverez le coupon réponse pour y participer à l'adresse suivante :

http://www.defense.gouv.fr/portal_repository/683470627__0001/fichier/getData

 

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Evenements
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Lundi 11 décembre 2006

Au contraire de procédés qui impliquent des éléments additionnels, tels qu’encres spéciales, hologrammes ou autres étiquettes, le Cryptoglyph (crypto = chiffrement, glyph = marque) est imprimé de manière standard.

Il est constitué d’une multitude de points de très petites dimensions, invisibles et cachés dans les défauts naturels du support imprimé. Ces micropoints peuvent être imprimés sur l’ensemble de l’emballage primaire ou secondaire ou sur la notice d’utilisation, aussi bien en couleur qu’en noir et blanc.

L’authentification du produit se fait simplement en scannant la surface imprimée. C’est aussi possible partout dans le monde au moyen d’un téléphone mobile équipé d’un appareil photo numérique.

Cryptoglyph est le seul procédé au monde qui permet le marquage invisible par de l’encre standard et les procédés usuels d’impression (offset, rotogravure, flexo, laser, inkjet). Cryptoglyph n’implique aucune modification du dessin de l’emballage et n’impose aucune contrainte à même de freiner la créativité des « packaging designers ».

Cryptoglyph permet la traçabilité du produit grâce à l’information qu’il contient. Il contribue ainsi à la lutte contre le marché gris généré par les importations non désirées par le fabricant.

 

Comparatif des niveaux de sécurité et du coût de déploiement 
(incluant les coûts de détection, de différents procédés visibles et invisibles)
(Source : AlpVision)

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : la technologie une arme contre la contrefaçon
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Mercredi 6 décembre 2006

Madonna - Confessions on a dance floorLa plateforme de vente de musique en ligne VirginMega vient d'être condamnée à verser 600 000 euros de dommages et intérêts pour avoir acheté, piraté puis proposé à la vente le titre Hung Up de Madonna, soumis à une exclusivité temporaire accordée par Warner Music à France Télécom et à Orange. VirginMega a été reconnue coupable de concurrence déloyale et de contrefaçon.

L'affaire remonte au mois d'octobre dernier. Warner Music prépare en grande pompe l'arrivée sur le marché français du dernier album de Madonna, Confessions on a dance floor. Pour faire monter la pression et commencer à ramasser des recettes, la maison de disques signe un accord d'exclusivité avec France Télécom et sa filiale mobile Orange, qui sont pendant quelques jours les seuls prestataires de services autorisés à commercialiser le premier single de cet album, baptisé Hung Up. L'accord suscite de nombreuses récriminations d'acteurs du monde de la musique, qui estiment que de telles pratiques n'ont pas lieu d'être.

Parmi les mécontents, VirginMega estime que « la musique en ligne ne peut être scindée par des pratiques qui régissent la distribution physique » et qu'il ne devrait pas y avoir d'exclusivité de ce type. Aux dires de l'accusation, VirginMega se serait alors permis de télécharger - légalement - le titre diffusé sur le portail Wanadoo, avant de le proposer à la vente sur son propre site. Immédiatement, ou presque, Hung Up devient numéro un des ventes.

France Télécom et Orange ont alors tout deux porté plainte devant le tribunal de commerce de Paris, pour concurrence déloyale. Pour faire bonne mesure, Warner Music s'est joint aux plaignants, pour contrefaçon. Le tribunal a finalement rendu son verdict vendredi dernier. VirginMega devra verser 250 000 euros à France Télécom, ainsi qu'à Orange, alors que Warner Music recevra 100 000 euros. La plateforme de vente en ligne devra également assumer les frais de parution du jugement dans la presse.

Source:http://www.clubic.com/actualite-36046-virginmega-condamne-pour-contrefacon.html

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Actualités
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Mercredi 6 décembre 2006

Microsoft : 55 poursuites contre la contrefaçon

Microsoft annonce avoir franchi un cap dans la lutte contre la contrefaçon de ses logiciels avec le lancement d'une opération « sans précédent » contre des vendeurs en ligne accusés de commercialiser des copies contrefaites de produits comme Windows ou Office. Ces revendeurs peu scrupuleux séviraient principalement par l'intermédiaire de services accessibles aux particuliers comme aux professionnels, à l'image d'eBay.

« L'annonce d'aujourd'hui marque le plus important effort de Microsoft en matière de lutte contre le piratage et la première fois que la société concentre ses efforts pour mener une action contre les vendeurs en ligne », explique la firme de Redmond dans un communiqué. Si 15 de ces procédures sont menées aux Etats-Unis, c'est l'Europe qui s'attire les foudres de Microsoft avec 10 attaques en Allemagne, 10 aux Pays-Bas, 5 en France et d'autres en Belgique ou en Pologne.

L'éditeur indique avoir envoyé des avertissements aux commerçants accusés de vendre des logiciels contrefaits avant de lancer les procédures judiciaires. Il rappelle que d'après une étude menée par IDC et financée par ses soins, 25% des sites qui proposent des clés d'installation contrefaites de Windows, des générateurs de clés ou des « outils » du même acabit essaient d'installer sur la machine de l'utilisateur des logiciels non sollicités (spyware et autres réjouissances).

A la veille du lancement de Windows Vista, Microsoft souhaite montrer sa détermination face au piratage organisé de ses logiciels.

    

 Source : http://www.clubic.com/actualite-55240-microsoft-55-poursuites-contrefacon.html

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Actualités
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