Mardi 31 octobre 2006

Ce qui est "contrefait", ce qui est "contrefaisant"
La confusion est fréquente...
-> Les marques et les produits qui font l'objet d'une contrefaçon sont dits contrefaits.
-> Les marques et les produits qui imitent indûment -et plus ou moins grossièrement- ces originaux sont dits contrefaisants.

> La contrefaçon est une violation d'un droit de propriété intellectuelle.
Dans le cas des biens manufacturés, la contrefaçon est une tromperie : le but du contrefacteur est de créer une confusion entre le produit original et le produit contrefaisant ; il cherche ainsi à s'approprier la notoriété d'autrui et à profiter indûment des investissements réalisés par les véritables titulaires des droits de propriété intellectuelle.

>
La contrefaçon est une activité criminelle.
Non seulement elle finance le grand banditisme et les réseaux mafieux (trafiquants d'armes, de drogue...), mais des liens entre certains contrefacteurs et des groupes terroristes ont pu être mis en évidence.

> La contrefaçon est un fléau mondial.
Beaucoup de produits contrefaisants sont fabriqués en Asie du Sud-Est (Chine, Thaïlande, Singapour, Corée du Sud...), autour du bassin méditerranéen (Maroc, Tunisie, Turquie...), en Russie, et aussi au sein même de l'Union européenne (Espagne, Pologne, Italie...).

Les produits contrefaisants sont distribués via des réseaux de distribution implantés dans tous les pays, mais également par le biais d'internet : on trouve ces produits sur des sites de ventes aux enchères et dans des forums de discussion, certains sites allant jusqu'à proposer ouvertement des contrefaçons...

> La contrefaçon touche tous les domaines de la consommation.
Si l'on se réfère aux saisies effectuées par les douanes, une partie significative des cas de contrefaçon constatés portent sur l'habillement, les accessoires de mode et surtout les vêtements et chaussures de sport.

Mais les copies illicites de logiciels de jeux, d'oeuvres musicales et de films prolifèrent également, tout comme les équipements contrefaisants de téléphonie mobile (coques, batteries, etc.).

On trouve aussi des fausses pièces de rechange automobiles (filtres, optiques, pièces de moteur...).

Enfin, l'espace domestique n'est pas épargné avec des contrefaçons, parfois très dangereuses, d'équipements électroménagers (robots ménagers, radios...), de boissons et produits alimentaires, de tissus, de jouets, de cosmétiques, de stylos, de rasoirs, etc.

La contrefaçon représente...
...5 à 9 %
du commerce mondial*
...12 % du marché mondial du jouet*
...10 % du marché mondial de la parfumerie et des cosmétiques*
...5 à 10 % du marché européen des pièces de rechange automobiles*
...un chiffre d'affaires annuel estimé à 500 milliards d'euros ; à titre de comparaison, celui de la traite d'êtres humains (prostitution/esclavage) est évalué à 7 milliards**.

* source: étude
Unifab, 2003
** source : Rapport d'information sur la sécurité intérieure n° 459 de l'Assemblée nationale (05.12.02).

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Présentation
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Lundi 30 octobre 2006

L'Union des fabricants (Unifab) forme actuellement à Paris une délégation de policiers chinois à la lutte contre la contrefaçon et propose à Beijing un plan pluriannuel de formation de sa police, a-t-elle indiqué mercredi 18 octobre dans un communiqué.

Selon l'Unifab, "à la veille des prochains Jeux Olympiques, l'Unifab souhaite plus que jamais aider la Chine à renforcer son dispositif de lutte anti-contrefaçon. La formation d'une délégation de policiers chinois, menée par M. Wang, haut responsable de la Direction des Enquêtes Criminelles et Economiques, en est une première étape".

"La Chine détient aujourd'hui tous les outils pour protéger la propriété intellectuelle", estime l'Unifab qui invite la Chine à prendre "conscience des conséquences nuisibles de cette activité illicite".

"C'est la raison pour laquelle nous proposons aux autorités chinoises un plan pluriannuel de formation de sa police ", ajoute le communiqué.

L'Unifab regroupe plus de 400 entreprises (en majorité françaises) et des fédérations professionnelles, notamment dans les secteurs du textile, des médicaments et de l'automobile.


xinhuanet     2006/10/19

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Coopération Internationale
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Lundi 30 octobre 2006

La Chine a retiré 368 licences commerciales pour des produits audiovisuels, dans sa grande campagne contre la contrefaçon lancée à la mi-juillet.

Quatre-vingt-dix-neuf (99) des licences retirées appartenaient à des compagnies basées dans la province de Jilin (Chine du nord-est), 74 de la province du Henan (Chine centrale), a dimanche annoncé le Bureau National Anti-Pornographie et Anti-Piraterie.

Même dans la province moins développée de Qinghai, 9 licences ont été retirés, a annoncé le Bureau.

Une compagnie n'est pas permise de s'engager dans la publication, la fabrication et la distribution des produits audiovisuels sans licence commerciale.


En tant qu'élément dans la campagne intensive de 100 jours contre la contrefaçon, la Chine a détruit presque 13 millions de CDs, DVDs et logiciels de contrefaçon depuis juillet.

La police et les fonctionnaires de copyright ont visité plus de 537 000 marchés de publication, magasins, marchands ambulants et compagnies de distribution, et ont fermé 8 907 magasins et marchands ambulants, 481 compagnies d'édition et 942 sites web illégaux en deux mois.

La campagne de 100 jours, qui a commencé le 15 juillet, a été conjointement lancée par 10 Ministères et Départements nationaux, y compris le Ministère de la Sécurité Publique, l'Administration d'Etat de la Presse et de la Publication, l'Administration Nationale du Copyright et le Ministère de la Culture.

La campagne sera sans précédent en termes de sa durée et du nombre de services gouvernementaux impliqués.

2006-09-18

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Coopération Internationale
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Dimanche 29 octobre 2006

Le 28 mai dernier, Jean-François Copé a accordé une interview, au quotidien Aujourd’hui en France, sur le projet de loi destiné à lutter contre la contrefaçon.

 En effet, face à l’envolée de la contrefaçon, qui menace des dizaines de milliers d’emplois en France et en Europe, le gouvernement s’apprête à déployer de nouveaux moyens techniques et humains qui seront dévoilés mercredi prochain.

Ce plan, que le ministre du budget nous livre en avant-première, suffira-t-il à enrayer cette déferlante ? Aujourd’hui en France : Depuis la Chine, votre collègue de l’Industrie, Patrick Devedjian, a dénoncé l’existence d’une véritable industrie de la contrefaçon.

 Que peut faire le ministre du Budget contre un tel phénomène ? Jean-François Copé. J’ai décidé de mobiliser la direction générale des Douanes pour lancer un plan d’attaque sans précédent pour lutter contre la contrefaçon. C’est une priorité pour l’emploi, pour la sécurité et la santé des français. La contrefaçon détruit 200000 emplois par an dans l’Union européenne et 30000 rien que pour la France. On ne peut pas l’accepter ! Le phénomène est en train d’exploser. Le commerce des produits contrefaits, c’était 5% du commerce mondial en 2000, c’est 10% aujourd’hui. Le nombre de saisies des douanes a explosé en Europe, avec 100 millions d’articles en 2003, contre 25 millions en 1999. La contrefaçon touche maintenant de nouveaux produits, comme les médicaments ou encore les pièces automobiles. Voilà pourquoi il est urgent de réagir et de dégager des moyens pour lutter à armes égales avec des trafiquants de plus en plus ingénieux et de plus en plus actifs. C’est ce que je présenterai au prochain Conseil des ministres.

Que comptez-vous faire concrètement ? Ce plan d’attaque, c’est plus de contrôles, plus de moyens humains et matériels, plus de moyens juridiques et plus de coopération avec les entreprises et avec les pays sensibles.

C’est-à-dire ? C’est la mobilisation générale. J’ai donné à la douane un objectif chiffré pour 20O5 : je veux qu’en 2005 il y ait 10% de saisies en plus, soit 4 millions de produits contrefaits. Plus de résultats, cela veut dire bien sûr plus de contrôles. J’ai demandé à ce qu’ils soient renforcés, à commencer par cet été, sur les foires, les marchés, les braderies et les lieux touristiques. On va renforcer les contrôles du fret commercial maritime et aérien, mais aussi au dédouanement de produits en provenance de Chine, au transport de fret express ainsi qu’aux vols charters en provenance des pays sensibles.

Vous parlez de moyens supplémentaires, quels sont-ils ? En face des besoins, je mets des moyens. La douane va être dotée de quatre nouveaux scanners, pour 16 millions d’euros. C’est un outil ultramoderne qui permet de traquer des produits contrefaits cachés dans les conteneurs. C’est ce qui nous a permis, par exemple, de réaliser, en avril dernier, une prise record de 37 tonnes de cigarettes, en grande partie contrefaites. Nous allons aussi renforcer les services opérationnels. En plus de 20000 douaniers chargés du contrôle, le Service national de la douane judiciaire (SNDJ), chargé de remonter les filières, va passer de 65 à 200 agents d’ici à 2007. Je vais également renforcer les moyens juridiques pour faciliter les interventions douanières.

Cela passe donc par une nouvelle loi ? Oui, nous déposerons un projet de loi à l’automne, pour étendre les pouvoirs de la douane. Il prévoira de nouveaux délits douaniers de contrefaçon, pour les brevets par exemple. Il facilitera la destruction des marchandises saisies. Et puis il renforcera les pouvoirs du SNDJ et de Tracfin. Vous parliez également d’étendre la coopération... En liaison avec le Comité Colbert, les douaniers suivront des formations spéciales dans certaines entreprises de luxe pour mieux connaître les produits. Par ailleurs, nous renforçons la coopération avec certains pays : un programme d’action vient d’être signé avec l’Italie, un accord douanier est en négociation avec la Chine, nous discutons également avec la Russie ainsi qu’avec les autres douanes de l’Union européenne.

Et en attendant ? Pendant l’été les trafiquants ne sont pas en vacances ! Et traditionnellement, on assiste même à une forte recrudescence des trafics pendant cette période. J’ai donc demandé à ce qu’on intensifie les actions ciblées sur les lieux à forte fréquentation touristique. Les douaniers seront plus présents dans les stations balnéaires, les villes d’eau, les cités historiques. En coordination avec Dominique de Villepin, nous renforcerons également les contrôles dans les aéroports, au retour des pays sensibles (Thaïlande, Turquie, île Maurice...), les liaisons maritimes (Afrique du Nord) et routières (Espagne, Italie. Nous serons intraitables !

Propos recueillis par Jean-Marc Plantade Source : Aujourd’hui en France

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : Actualités
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Samedi 28 octobre 2006

 

A la demande de la ministre déléguée à l'Industrie, Nicole Fontaine, le Comité National Anti-Contrefaçon (CNAC) a lancé, du 26 au 31 janvier 204, une campagne de sensibilisation baptisée "Contrefaçon danger".

 L'objectif est d'interpeller les consommateurs tentés par les "vrais faux" produits de luxe ou autres.

 Selon une étude menée par l'Union des fabricants, la contrefaçon pèse aujourd'hui entre 5 % et 9 % du commerce mondial, soit 200 milliards à 300 milliards d'euros.

En France, chaque année, 6 milliards d'euros et 30 000 emplois disparaissent à cause de la contrefaçon, rappelle François d'Aubert, député de la Mayenne et président du CNAC.

Les contrefaçons représentent de réels dangers pour la santé (médicaments, de vins, de produits d'hygiène) et pour la sécurité (appareils domestiques, pièces de rechange automobiles, jouets et outils).

Dans l'Union européenne Le nombre de saisies a été multiplié par quatre entre 1999 et 2003, selon les statistiques de la Commission européenne. Les zones traditionnelles de fabrication - l'Asie du Sud-Est, le bassin méditerranéen et l'Europe du Sud - s'étendent aujourd'hi à l'Europe centrale et orientale.

 Outre les produits de grande marque, la contrefaçon touche tous les domaines : disques, jouets, outillage, produits d'hygiène, médicaments, vins, tabac... Les contrefacteurs Activité particulièrement rémunératrice, la contrefaçon est une ressource financière de nombreux réseaux mafieux ou réseaux criminels organisés.

 Les contrefacteurs utilisent des travailleurs clandestins pour augmenter leur rentabilité.

 La contrefaçon est passé du stade artisanal au niveau de véritable "industrie" dotée d'installations à la pointe de la technologie, d'un réseau de distribution efficace, d'usines de productions ultramodernes. Son réseau de distribution s'étend des sites de vente classique à ceux d'enchères sur Internet et écoule la production de façon massive et dans l'anonymat.

Les sanctions Il serait huit fois plus rentable de se livrer au trafic de produits numériques qu'à celui de la drogue ! En outre, la contrefaçon est moins risquée sur le plan pénal puisqu'elle constitue un délit encore insuffisamment puni. En effet, les sanctions sont inadaptées à la gravité des actes et surtout... mal appliquées.

Le projet de loi Perben, présenté en première lecture en mai 2003 à l'Assemblée nationale, contient un volet sur les contrefaçons. Il alourdit notamment les peines et les amendes.

Article de la chaine France5        janvier 2004

par shihua, sébastien,mehdi publié dans : 1) Contrefaçon : états des lieux
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